En Afrique, l’accès à l’électricité est très inégal selon le pays de résidence. Une bonne qualité du réseau électrique ainsi que son homogénéité sont des conditions sine qua non pour que le continent puisse se développer. Pour répondre à cet enjeu majeur, Adeos International, leader français d’équipements métalliques pour les postes de transformation électrique, met son expertise au service des infrastructures africaines.

Plus de la moitié de la population africaine n’a pas accès à l’électricité

Au total, l’Afrique héberge environ 1,2 milliard d’habitants, dont plus de la moitié (645 millions) vivent sans électricité. Alors que le taux d’électrification mondial a atteint 89%, on estime que seule 47% de la population africaine y a accès. Un chiffre qui varie selon la région et le pays de résidence, tant les disparités sont grandes à travers tout le continent.

L’Afrique du Nord et du Sud sont les deux régions les plus épargnées par le manque d’électricité, avec un taux d’accès supérieur à 75%. Les pays de l’Afrique subsaharienne ont globalement un taux d’accès qui ne dépasse pas 50% et qui descend même sous les 15% pour certains pays comme le Soudan du Sud (4,5%), le Burundi (7%), le Tchad (8%), le Liberia (9%) ou encore la République démocratique du Congo (13,5%). Un vrai paradoxe pour la RDC, qui possède un très fort potentiel hydroélectrique et est le pays le plus riche d’Afrique grâce à ses nombreuses ressources (cobalt, coltan, cuivre, diamant, or, zinc…). Selon son président Félix Tshisekedi, « la RDC n’a plus connu d’avancée significative dans le développement de sa production électrique depuis 1982 », alors que sa population a quasiment triplé durant ce même laps de temps. Un retard que le pays doit notamment à un réseau de distribution en mauvais état, voire inexistant dans la majorité du pays.

Selon la banque mondiale, 573 millions de personnes vivent actuellement dans le noir en Afrique subsaharienne. Elle affirme également que si l’on ne fait rien pour solutionner ce problème, le nombre d’habitants résidant dans cette région n’ayant pas accès à l’électricité augmentera considérablement d’ici 2030 : « faute de mesures intensifiées et pérennisées, 650 millions d’individus seront toujours privés d’électricité en 2030, et 90% d’entre eux vivront en Afrique subsaharienne »

573 millions de personnes vivent dans le noir en Afrique subsaharienne

573 millions de personnes vivent dans le noir en Afrique subsaharienne. Crédits photo : Unsplash – Stefano Intintoli

Un déficit électrique dû à de nombreux facteurs

Même si plusieurs projets sont à l’étude pour améliorer le déficit électrique de l’Afrique, la situation actuelle peut s’expliquer par une multitude de facteurs :

  • La qualité des réseaux électriques et la formation des personnels

Lorsqu’ils ne sont pas inexistants, les réseaux électriques subsahariens sont en majeure partie très vétustes et non entretenus. Le manque de formation des personnels chargés de l’entretien des installations électriques est une des conséquences de leur mauvaise qualité. La qualité des installations doit elle aussi être améliorée avec du matériel de bonne facture.

  • L’éducation et la formation de la population

Pour qu’un pays se développe, l’éducation de sa population est un sujet très important à considérer. Le simple fait de sensibiliser un peuple au tri sélectif des déchets pourrait permettre de mettre en place une politique énergétique basée sur la biomasse, matière organique végétale pouvant être utilisée comme source d’énergie. Une belle alternative qui pourrait notamment être utilisée dans les pays où le taux d’accès à l’électricité est faible.

  • La gouvernance des politiques énergétiques et des installations

Dans une grande partie des pays d’Afrique subsaharienne, les décisions liées aux politiques énergétiques sont pilotées par les chefs d’Etat, leur management par les ministres et leur mise en place par les dirigeants d’entreprises. Des pays qui ne sont d’une part pas tous des démocraties, et qui sont d’autre part affectés par la corruption, qui entrave à la fois les décisions ainsi que la bonne gestion des politiques et orientations énergétiques.

  • Un mauvais mix énergétique

Selon planete-energies.com, « le mix énergétique correspond à la répartition des différentes sources d’énergies primaires consommées dans une zone géographique donnée. Il inclut les énergies fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon), le nucléaire, les déchets non renouvelables et les énergies renouvelables. Ces énergies primaires sont utilisées pour produire de l’électricité, des carburants, de la chaleur ou du froid pour l’habitat, l’industrie… Pour chaque région ou pays, la composition du mix énergétique dépend à la fois :

    • De la disponibilité des ressources exploitables sur le territoire ou de la possibilité d’en importer.
    • De l’ampleur et de la nature des besoins énergétiques à couvrir.
    • Des choix politiques qui découlent du contexte historique, économique et social, démographique, environnemental et géopolitique ».

Dans la majorité des pays d’Afrique subsaharienne, le mix énergétique n’est pas bon. La production d’énergie électrique est réalisée par des centrales hydroélectriques et est centralisée. Ce qui nécessite des infrastructures de transport de courant convenables et entretenues pour alimenter les populations rurales. Décentraliser cette production serait une des solutions à concrétiser pour fournir en électricité les zones plus éloignées.

Accompagner et fiabiliser les infrastructures africaines, le cœur de la stratégie d’Adeos International

Leader français de la fabrication de tôleries et d’équipements métalliques pour les postes de transformation électrique, le groupe Adeos cherche à déployer son expertise à l’étranger avec Adeos International. L’entité est pensée comme un hub pour le développement de l’expertise et du savoir-faire d’Adeos à l’export. La société apporte support logistique, achat, soutien financier et juridique en créant des filiales locales en charge de la commercialisation et de l’installation des postes électriques.

L’innovation, l’ingénierie et la conception des différents dispositifs sont 100% made in France avec l’appui d’Adeos SAS. La maison mère fournit ensuite Adeos International. Pour répondre aux besoins spécifiques de chaque pays, l’entreprise développe différentes gammes de produits avec pour finalité commune la commercialisation et l’installation de postes électriques clefs en main. Chaque filiale locale d’Adeos International peut ensuite développer sa propre stratégie de vente en s’appuyant sur son propre réseau de partenaires. En s’incluant dans les appels d’offres lancés par les institutions des pays où elles sont implantées, les filiales proposent des produits adaptés aux conditions climatiques, modes de livraison et de consommation de l’électricité. De cette façon, elles participent à la création et la fiabilisation de réseaux jusqu’alors inexistants ou insuffisants au niveau de leur quantité ou capacités techniques.

Adeos International souhaite accompagner et fiabiliser les infrastructures électriques africaines. Crédits photo : Unsplash – Sven Scheuermeier

2 démarches clés préconisées par la banque mondiale, pour améliorer le taux d’accès à l’électricité en Afrique

Pour accroître l’accès à l’électricité, augmenter le taux de raccordement et améliorer la fiabilité du réseau en Afrique, la banque mondiale recommande de s’engager dans deux démarches clés :

  1. Envisager l’électrification comme un investissement sur du long terme, nécessaire à la transformation économique.
  2. Lever les obstacles qui limitent la demande à chaque étape des plans d’électrification.

Pour y parvenir, elle préconise les mesures suivantes, censées conduire à des retombées économiques positives :

  • Cibler et promouvoir un usage productif de l’électricité.
  • Garantir la fiabilité de l’alimentation électrique partout où elle est accessible.
  • Travailler de concert avec d’autres secteurs pour tirer parti d’investissements connexes et fournir les moyens appropriés au développement d’activités économiques productives.
  • Exploiter les dernières avancées technologiques pour la production électrique hors réseau, afin de mettre en œuvre une stratégie d’usages productifs en particulier dans les zones rurales.

Avec son expérience et son expertise des réseaux électriques, Adeos International va contribuer à un vaste chantier, ambitieux mais plus que nécessaire pour le développement d’un continent qui n’exploite qu’une infime partie de son potentiel.

Vous souhaitez soutenir le projet d’Adeos International ? Accédez à la campagne en cours sur myOptions.

Sources : Afrika TechLa Banque Mondiale, Le Monde, Planete-energies, Banque Africaine de Développement.