EY a publié la 8ème édition de son baromètre de « la performance économique et sociale des startups numériques en France ». L’étude a été réalisée grâce à des données provenant de plus de 350 répondants, issus de startups françaises financées par des investisseurs en capital-risque, business angels ou fonds d’investissements d’entreprises privées.

L’international : un axe de développement prioritaire pour les startups françaises

D’après l’étude réalisée par EY, 55% des répondants ont confirmé l’ouverture d’au moins un bureau à l’international. Avec plus de 61% de leur chiffre d’affaires total réalisé hors de France (+5 points par rapport à l’édition 2018), le développement à l’étranger est devenu une priorité pour les startups françaises. L’Europe est le premier secteur de croissance privilégié par ces sociétés, qui séduisent de plus en plus les investisseurs internationaux. 32% d’entre elles peuvent en effet compter sur un investisseur étranger en capital-risque. En ce qui concerne les marchés visés par les startups françaises, l’Allemagne et le Royaume-Uni sont les 2 pays où elles se sont développées ou souhaitent se développer en priorité.

Les principaux chantiers : recrutement de talents qualifiés, R&D et diversité des effectifs

Le recrutement de talents reste le principal obstacle au développement des entreprises. En moyenne, les startups françaises prévoient de recruter environ 32 personnes cette année, avec 80% des emplois à pourvoir en France. La priorité étant d’embaucher des personnes hautement qualifiées, ayant au moins une maîtrise ou un doctorat. Les profils les plus recherchés par la majorité des répondants (57%) sont ceux qui touchent à la vente, au marketing et à la relation clients. Les plus compliqués à trouver sont, sans surprise, les programmeurs et développeurs (pour 48% des entreprises sollicitées).

Alors que 94% des employés sont embauchés en CDI, certains font le choix d’évoluer en freelance, en particulier dans les métiers qui touchent à la R&D. A noter que selon le rapport, les jeunes startups françaises consacrent environ 36% de leur masse salariale à ce domaine, afin de pouvoir rester innovantes et compétitives.

La diversité des effectifs est une problématique à laquelle les startups françaises semblent être plus sensibles. Dans ces sociétés, 40% des collaborateurs sont des femmes. Un chiffre qui progresse de 10 points par rapport à l’édition 2018 du baromètre. Elles sont cependant toujours très peu représentées dans les postes de direction, puisque seules 7% des PDG de startups sont des femmes.

La France, pays propice au développement des entreprises innovantes grâce à de nombreuses aides dédiées

Le rapport souligne également le fait que la réglementation française dispose de nombreux dispositifs d’aide, permettant aux startups ayant un projet innovant de se lancer et d’accélérer leur croissance. Les jeunes sociétés sont d’ailleurs nombreuses à en bénéficier, puisque selon l’étude 60% des répondants ont recours au Crédit d’Impôt Recherche (CIR), 50% au Crédit d’Impôt à l’Innovation et 46% au label Jeune Entreprise Innovante (JEI).

Plus de la moitié des startups digitales françaises font également appel à un incubateur ou un accélérateur d’entreprises. Une donnée particulièrement vraie pour les startups de moins de 5 ans, puisque 65% d’entre elles sont dans ce cas de figure. Autres chiffres relevés par l’étude, 3 sociétés sur 4 estiment que le dynamisme de l’écosystème régional est productif, et 35% le qualifient de très productif.

63% des entrepreneurs s’attendent à une augmentation de plus de 50% de leur chiffre d’affaires en 2019

L’étude affirme que seules 15% des startups répondantes générant entre 0 et 5 millions d’euros de chiffre d’affaires ont un résultat avant intérêts et impôts (EBIT) positif. 57% d’entre elles sont rentables, mais uniquement lorsqu’elles génèrent un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions d’euros. En ce qui concerne leur modèle, les dirigeants ont tendance à opter pour le SaaS (Software as a Service) par abonnement (60%), qui offre une meilleure visibilité sur les futurs résultats financiers.

De manière générale, les entrepreneurs sont plutôt optimistes et ambitieux quant au développement de leurs activités, qui esr facilité par des financements extérieurs plus importants et un écosystème favorable. Ils sont en effet 63% à s’attendre à une hausse de plus de 50% de leur chiffre d’affaires cette année. La forte augmentation des investissements en capital-risque couplée au raccourcissement du processus de collecte de fonds, permet à des nombreuses startups (78%) de collecter des fonds en moins de six mois. Plus d’un tiers d’entre elles (35%) souhaitent d’ailleurs poursuivre leur développement via des opérations de croissance externes.

Pour accéder au baromètre d’EY en intégralité, cliquez sur ce lien.