Après de belles avancées réalisées ces dernières années pour améliorer les paiements, l’automatisation et les données ouvertes, les entreprises de la Fintech s’accordent désormais sur la nécessité de contrôler toute la gamme de choix et de services. Focus sur des tendances qui devraient impacter la Fintech en 2020.

L’automatisation des processus robotisés

L’automatisation des processus robotisés (RPA en anglais) est une technologie qui repose sur l’intelligence artificielle et le machine learning. Le logiciel permet de gérer des procédures fastidieuses à l’aide d’une interface d’application, qui apprend à automatiser certaines tâches en observant le comportement d’utilisateurs humains. Ainsi, un robot peut notamment saisir des données à l’aide de Microsoft Excel ou d’un logiciel CRM par exemple. Leur retour sur investissement est rapide (entre 3 et 8 mois, selon le Symposium Fintech 2018), ce qui explique pourquoi leur adoption est massive au sein des entreprises. Dans le secteur Fintech, le RPA aidera notamment les sociétés à accroître leur efficacité, notamment sur ce qui concerne les tâches monotones et facilement reproductibles.

Les cryptomonnaies et plus spécifiquement Libra

Le sujet des cryptomonnaies est largement débattu dans le secteur de la finance. Facebook rencontre beaucoup de difficultés pour lancer sa cryptomonnaie Libra, et beaucoup sont plutôt sceptiques quant au décollage du projet. « Libra était une nouvelle très excitante quand elle a été annoncée. Cependant, la question est de savoir si et quand elle sera lancée », a notamment déclaré Barry Silbert, PDG de Digital Currency Group. Jeremy Allaire, PDG de Circle, a lui milité en faveur de la cryptomonnaie. Il a notamment souligné les obstacles administratifs et les différentes complexités inhérentes à la fabrication d’une devise stable, soutenue par une monnaie fiduciaire. Selon lui, « la cryptomonnaie et la blockchain représentent en quelque sorte le tissu de l’économie du 21ème siècle ». L’usage des cryptomonnaies est encore timide même si les dispositifs compatibles devraient rapidement faire leur arrivée dans le commerce. Dans ce contexte, il sera donc intéressant de voir si Libra peut être lancée et si oui, comment elle sera perçue.

La chute de la monnaie physique

En Suède, seulement 1% des transactions ont été effectuées avec de l’argent physique en 2016. Sur place, certaines organisations n’acceptent déjà plus les paiements en monnaie physique. Plus de la moitié garantit qu’elles cesseront d’en accepter avant 2025. Le Royaume-Uni est la nation européenne avec le volume le plus élevé de paiements « cashless », qui ont représentés 10,67 milliards d’euros en 2017 (contre 1,16 milliard en Espagne). L’introduction de solutions de paiement beaucoup plus utiles que la carte traditionnelle (comme le sans-contact optimisé par le NFC), a eu pour effet de rapidement rendre la monnaie physique obsolète. Le déploiement massif d’équipements compatibles avec cette technologie de paiement devrait renforcer l’usage du cashless, et contribuer à la chute de l’usage de la monnaie physique dans de nombreux pays du globe.

La banque conversationnelle

La tendance n’est pas nouvelle, mais elle sera encore et toujours d’actualité l’an prochain. La banque conversationnelle continue de se développer. De plus en plus d’acteurs du secteur bancaire en ont fait leur priorité, et cherchent à s’équiper de bots performants qui peuvent assurer une partie de la relation clients. Selon une étude réalisée par Accenture sur les interfaces utilisateurs conversationnelles :

  • 64% des individus préfèrent envoyer des messages par téléphone ou par courrier.
  • 64% sont plus enclins à acheter ou louer un produit/service s’ils ont récemment conversé avec la marque.
  • 80% s’estiment heureux d’être en capacité d’échanger avec les marques.

Deux raisons expliquent cet engouement pour la banque conversationnelle : les gens sont friands de ce procédé (pas uniquement dédié au secteur bancaire), l’intelligence artificielle (moteur des interfaces utilisateurs conversationnelles) est suffisamment développée pour le B2C pour répondre correctement aux attentes des nouveaux utilisateurs de ces services.