L'essentiel
- Le capital investi n'est pas garanti.
- Vos titres sont immobilisés jusqu'à l'échéance.
- Pas de garantie des dépôts ni d'indemnisation.
- Non averti : quatre jours pour révoquer votre offre.
Risque de perte en capital.
Le capital que vous investissez n'est pas garanti. Vous pouvez perdre tout ou partie des sommes engagées si l'entreprise financée n'honore pas ses engagements — retard ou défaut de paiement, procédure collective, cessation d'activité.
Le coupon est fixé au contrat d'émission : c'est un engagement de l'émetteur, mais son paiement dépend de sa capacité à l'honorer. Un rendement élevé est, par nature, la contrepartie d'un risque élevé : il ne doit jamais être lu comme une garantie de performance.
Risque d'illiquidité : pas de marché secondaire organisé.
Les titres que vous souscrivez ne sont pas cotés et ne s'échangent sur aucun marché réglementé. myOptions n'exploite pas de marché secondaire et n'assure pas le rachat de vos titres.
Vous devez donc considérer votre investissement comme immobilisé jusqu'à son échéance. Il peut être impossible de céder vos titres avant leur terme, ou de le faire au prix et dans le délai que vous souhaiteriez. N'investissez que des sommes dont vous n'aurez pas besoin pendant toute la durée de l'opération.
Rang des obligations émises.
Sauf mention contraire dans la documentation de l'opération, les obligations proposées sont chirographaires : elles ne sont assorties d'aucune sûreté et ne sont remboursées, en cas de défaillance de l'émetteur, qu'après les créanciers privilégiés (notamment les salariés et l'administration fiscale) et les créanciers titulaires de sûretés, dans la limite de l'actif disponible. Vous pouvez, à ce titre, ne rien récupérer.
Certaines opérations sont assorties d'une garantie (nantissement d'un marché ou d'une créance, par exemple) ou d'un compte séquestre : leur nature et leur portée sont précisées dans la FICI et le contrat d'émission. Une garantie peut réduire le risque de perte, mais ne le supprime jamais. À l'inverse, si une opération porte sur des obligations subordonnées, elles ne sont remboursées qu'après tous les autres créanciers ; cela figure alors clairement dans sa FICI.
Absence de garantie des dépôts et d'indemnisation des investisseurs.
Les sommes investies ne sont pas des dépôts bancaires. Elles ne bénéficient ni de la garantie des dépôts prévue par la directive 2014/49/UE, ni du système d'indemnisation des investisseurs prévu par la directive 97/9/CE.
Les fonds en attente d'investissement ou de remboursement sont conservés et cantonnés auprès d'un prestataire de services de paiement partenaire. Ce cantonnement protège vos fonds de la défaillance de l'intermédiaire, mais ne constitue en aucun cas une garantie contre la perte liée au défaut de l'entreprise financée.
Délai de réflexion de quatre jours (investisseur non averti).
Si vous êtes un investisseur non averti au sens du règlement (UE) 2020/1503, vous disposez d'un délai de réflexion précontractuel de quatre jours calendaires à compter du moment où vous formulez votre offre d'investissement (article 22 du règlement).
Pendant ce délai, vous pouvez révoquer votre offre à tout moment, sans avoir à vous justifier et sans encourir de frais ni de pénalité. Votre engagement ne devient définitif qu'à l'expiration de ce délai. Mettez-le à profit pour relire la documentation de l'opération et la fiche d'informations clés sur l'investissement (FICI).
Test de connaissances et simulation de pertes.
Avant d'investir, si vous êtes un investisseur non averti, vous répondez à un test évaluant vos connaissances et votre expérience, puis vous réalisez une simulation de votre capacité à supporter des pertes (article 21 du règlement (UE) 2020/1503). La réglementation retient comme repère la capacité à supporter la perte de 10 % de votre patrimoine net. Cette simulation est renouvelée chaque année.
Ces étapes ne sont pas de simples formalités : elles vous aident à mesurer si ce type de placement vous convient. Par ailleurs, si vous envisagez d'investir sur une même opération plus de 1 000 € ou plus de 5 % de votre patrimoine net (le plus élevé des deux montants), un avertissement vous est présenté et vous devez confirmer votre choix. La décision d'investir, et la responsabilité qui l'accompagne, vous reviennent en dernier ressort.
Diversifier ses placements.
Ne concentrez pas vos placements sur une seule opération. Répartissez vos investissements entre plusieurs émetteurs, secteurs et échéances, et maintenez la part du financement participatif à un niveau raisonnable au sein de votre patrimoine global.
La diversification ne supprime pas le risque de perte, mais elle en atténue l'effet sur l'ensemble de vos placements. En toute circonstance, n'investissez que des montants dont la perte éventuelle resterait sans conséquence sur votre situation financière.